LE VOL NATUREL ET LE VOL MECANIQUE
Les animaux dont le milieu de locomotion normal est l'air, sont les oiseaux, les chiroptères (chauve ‑souris) et les insectes.
De même que l'homme pour se mouvoir au sol a inventé la roue, au lieu de généraliser des systèmes de transport plus compliqués copiés sur la marche, de même, il a inventé un engin à aile rigide, tiré par une hélice mue par un moteur, pour se déplacer dans l'air, contrairement au vol naturel qui fait appel au battement de l'aile.
Au passage nous avons parlé d'hélice qui est aussi le moyen utilisé pour se déplacer dans ou sur l'eau, éloigné du moyen naturel de battement des nageoires de l'animal aquatique.
Ainsi dans tous les cas, l'homme a remplacé le mouvement naturel alternatif, par un mouvement continu, plus simple de réalisation. Il ne s'est plus préoccupé de savoir comment fonctionne la nature, et, c'est ainsi qu'il ne sait toujours pas comment font les animaux pour se déplacer, dans l'air, en particulier.
En plus du fait qu'il est intéressant de déchiffrer le mystère du vol, on peut se poser la question suivante : la nature agissant le plus souvent de la manière la plus économique, n' avons ‑nous pas adopté une solution, plus simple, certes, mais peut ‑ être, plus chère ?
Ce n'est pas tant pour des raisons d'économie que nous posons la question, mais plutôt pour voir si, une fois de plus, pour des raisons de simplification, nous n'avons pas abandonné, non pas une voie nouvelle puisqu'elle existe depuis des millions d'années, mais naturelle, c'est‑ à‑dire, mieux adaptée au milieu fluide et élastique qu'est l'air.
En effet, on ne peut qu' être frappé de la discordance qui existe entre le vol harmonieux, silencieux et souple d'un animal qui décolle et atterrit sur place, et celui bruyant d'un avion qui déchire l'air avec ses surfaces métalliques, laissant derrière lui un sillage perturbateur, obligé de se servir de pistes immenses pour décoller et atterrir.
On pourrait aussi comparer les navires rigides, aux hélices coupantes, à la souplesse des poissons, en harmonie dans leur milieu.
A l'URVAM Union pour la Réalisation du Vol Athlétique ou Minimotorisé, nous pensons pour toutes les raisons citées, que le vol à aile battante d'un appareil grandeur doit être possible grâce à ses performances et caractéristiques mieux adaptées au vol humain.
En effet :
en comparant l'aile battante et l'hélice, dans sa thèse "ETUDE DES SYSTEMES PORTANTS ET PROPULSIFS ‑ COMPARAISON DE L'AILE OSCILLANTE ET DE LHELICE" Benjamin VINEY (1979), conclut:
On peut dire que l'aile oscillante est plus adaptée à de fortes tractions que l'hélice, et ceci est d'autant plus vrai que la vitesse d'avancement est faible.





